Soleil au coeur
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Cette année, je souffle ma nouvelle bougie depuis le paradis! Rassurez-vous, à 45 ans je n'ai pas encore le pied dans la tombe^^... Mais je suis au bout du monde, ou presque.
45 ans, pas une nouvelle dizaine, mais quand même, un chiffre presque "rond", qui méritait un traitement un peu exceptionnel... Mes 40 ans, c'était en confinement - alors, le plan était de me rattraper sur le prochain chiffre important. On y est!
Finalement, même si on l'avait un temps envisagé, il n'y aura pas de grandes festivités ; mais comme il s'agit aussi de l'année de nos 15 ans de mariage, avec chéri, on a décidé de s'offrir un voyage de rêve en amoureux.
Hasard du calendrier, c'est donc juste avec lui, les yeux dans les yeux et les pieds dans le sable fin de l'île Maurice, que je fête mon anniversaire. Hormis le fait que mes 3 petites chéries me manquent, je ne pouvais pas rêver mieux!
Quel sacré cadeau que celui-ci... A vrai dire, lorsqu'on a réservé, c'était aussi un peu pour se consoler de ne pas réussir à trouver d'appartement. Et entre temps, on l'a même trouvé - le beurre et l'argent du beurre!
Alors, je n'ai pas besoin de cadeaux cette année : la vie me les a déjà donnés.
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Confinée il y a 5 ans, à taper des cuillères à la fenêtre au coucher du soleil ; au grand air du large aujourd'hui, avec le plus beau des couchers de soleil devant mes yeux...
Et entre temps, la vie qui passe. Ses belles surprises et ses douches froides, ses grandes joies et ses coups durs qui font finalement, souvent, les plus belles leçons.
Non, à 45 ans, je n'ai pas encore le pied dans la tombe (enfin j'espère^^) - mais j'ai désormais conscience de m'en approcher. C'est un constat réaliste, aussi amer que lumineux - car il est, pour ma part, apaisé. Je sais combien vieillir est une chance, et pas un fardeau - même si ça n'est pas toujours évident au quotidien.
C'est sûr, à 45 ans, je n'ai plus le corps et les illusions de mes 20 ans, les ambitions et l'énergie de mes 30, ou l'insouciance et la santé de mes 40. Je commence à regarder derrière moi, plus que devant ; et s'il aura encore plein de beaux projets, j'ai le sentiment d'avoir déjà accompli tous ceux qui, pour moi, comptaient.
Sur ma "to-doux list", toutes les grandes cases sont maintenant cochées.
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Et les épreuves de mes dernières années m'ont appris quelle chance immense c'était, pour envisager la suite en paix. Quelle qu'elle soit.
Alors, quoi? Plus de projets? Bien sûr que non : ça ne s'arrête jamais. Que ce soit pour moi, en amoureux, en famille, entre amis, la vie aura vite fait de nous donner plein de nouvelles idées, ou de venir de nouveau nous challenger...
Dire que je me réjouis de vieillir serait faux - mais je n'ai pas de mal à l'accepter, et à y trouver son compte, en toute sérénité. J'ai toujours placé la recherche de mon équilibre au dessus tout le reste ; ça ne risque pas de changer, mais ça prend encore plus de poids avec la maturité.
Mon équilibre intérieur, il ne fait qu'évoluer : il penche d'un côté, puis de l'autre, me demande de m'ajuster, de lâcher prise, de me concentrer, de tout retourner... Selon les périodes, il tangue plus ou moins, et vient plus ou moins naturellement.
Mais finalement, mon plus gros projet sera toujours de le maintenir, et de faire en sorte que celui de mes filles tienne droit lui aussi. C'est le travail d'une vie - et un an de plus, ni même encore un ou deux autres derrière, n'y changeront rien...
Mais c'est quand même un constat plus facile à faire au soleil, on ne va pas se mentir^^